Articles de Peggy BALLOU

Le problème avec le fait de suivre sa passion…

Il faut suivre et vivre de sa passion… Voici un conseil que vous avez surement déjà entendu et auquel j’adhère moi-même complètement. Cependant, je pense que ce conseil pris sous cet angle et trop simpliste et incomplet si bien que beaucoup lâchent tout pour suivre leur passion et se retrouvent quelques temps plus tard sans le sou et complètement désillusionnés.

Pendant quelques années, j’ai voulu suivre ma passion, trouver un métier et même un job dans lequel je m’éclaterais, je voulais avoir une vie professionnelle excitante, me lever tous les jours en ayant hâte d’aller au bureau, trouver un sens à ce que je fais. Mais pour avoir vécu plusieurs expériences parfois difficiles dans ce processus, j’ai retenu quelques leçons que je voudrais partager avec vous et qui aideraient certains à bien relativiser la notion de « suivre sa passion »

1-  Assurez-vous que passion puisse vous permettre de vivre

C’est bien de pouvoir suivre sa passion, mais selon l’activité qui vous passionne, vous ne pourrez pas toujours en faire une carrière. Vous me direz qu’on peut quasiment tout monétiser mais permettez – moi de répondre que toute passion ne permet pas toujours de dégager un revenu substantiel et supporter votre style de vie.

En plus de la passion, il faut, pour s’épanouir dans ce que l’on fait, pouvoir en vivre décemment. Et c’est bien là un argument qui est souvent occulté quand on parle de suivre sa passion.

OK pour faire un métier que l’on aime et pour lequel on a une certaine passion, mais si au travers de celui-ci, vous n’arrivez pas à subvenir à vos besoins et ceux de votre famille, votre passion va rapidement devenir un cauchemar et vous créer quelques soucis avec vos proches.

Avant de vous lancer, prenez du temps pour analyser les sources de revenus potentielles issues de votre passion. Est ce que des personnes ont réussi dans ce domaine? Et je ne parle pas d’un taux de 1%…

Passion sans revenus = Simple hobby

2- Assurez-vous que votre passion s’accompagne d’un talent

OK vous êtes passionnés par la musique mais si malgré tout vous ne savez pas chanter, c’est-à-dire que si votre talent musical n’est reconnu par tous et pas juste votre mère ;), il y a surement lieu d’envisager d’attendre avant de suivre votre passion. Car bien que vous avez une passion, si vous n’avez pas la compétence qui vous permet de rester durablement dans ce domaine, votre poursuite de votre passion ne sera que brève et vous serez bien contraints de trouver d’autres alternatives, en plus d’essuyer quelques échecs dans votre carrière.

Alors avant de suivre votre passion, demandez vous si vous avez le potentiel d’y réussir avec les atouts naturels que vous avez. Si non, avant de vous lancer, tâchez de mettre en place un plan pour vous former et acquérir un niveau de compétence minimal pour assurer votre réussite.

Passion sans compétences = Échec

3- Assurez-vous que votre passion en est vraiment une

Parfois on découvre une activité et dans les premiers temps de pratique, on ressent une certaine excitation, un intérêt très grand lorsque l’on s’y adonne. Mais passé un certain temps, on s’essoufle. Je le remarque souvent avec les personnes qui se lancent dans le blogging. Puisque c’est tendance dans le monde francophone depuis quelques années (et je suis une grande fan de blogs moi-même), beaucoup de personnes créent un blog, et dans les premiers mois, sont très assidus. Passée quelques mois et parfois même les premières années, on n’en entend plus parler parce qu’ils sont passés à autre chose, ont découvert que c’est plus difficile que l’on ne croit, ou ont tout simplement découvert qu’ils n’ont pas la passion de l’écriture ou du sujet du blog qu’ils ont lancé initialement.

Imaginez si ces personnes avaient tout laissé pour s’adonner à leur passion dans la phase où ils étaient tout feu tout flamme? Quel aurait été le résultat quelques années plus tard? Frustration, regrets, désillusion, retour à la normale.

Pour éprouver si un domaine ou une activité est pour vous une passion, donnez-vous du temps. Commencez de façon totalement désintéressée, sans prétendre pouvoir en faire un métier. Passez le test des 3 ans. Il ne s’agit pas là d’une mesure purement scientifique mais c’est après la 3ème année que l’on peut mesurer la maturité d’une relation et je crois que l’on peut faire la comparaison avec ce qu’on appelle nos passions.

Votre passion, en tant que métier doit passer le test du temps avant que vous n’envisagiez de vous y lancer; et vous devez pouvoir confirmer cela en vous demandant si vous seriez prêts à poursuivre cette passion même si vous n’aviez pas le succès escompté.

En conclusion je dirais, qu’il y a tout à gagner à faire un métier pour lequel on est passionné, mais au délà de cette quête, il faut pouvoir plutôt rechercher dans ce que l’on fait déjà ce que l’on aime. C’est ainsi que le succès sera durable. Plutôt que de suivre votre passion, je vous exhorte (et je me prêche à moi-même) à poursuivre l’excellence dans ce que l’on fait.

C’est là une preuve de maturité et un gage de succès plus sûr que la simple poursuite de sa passion.

Comment maitriser facilement n’importe quel sujet

Faisons un petit calcul…..

Si vous faites 1 heure de trajet pour aller travailler, ca fait 2h/jour ou 40h/mois.

40h c’est à peu près l’équivalent de ce qu’il faut pour terminer un cours de niveau universitaire.

En trois ans, ca donne 1440h c’est l’équivalent du nombre d’heures de cours requis pour obtenir un diplôme Bac+3 (Bachelor dans le système nord américain)

Que faites-vous pendant votre trajet pour aller travailler? Une astuce que j’ai commencé à mettre en place dans ma vie depuis et qui m’a permis de lire beaucoup plus et me former sur divers sujets, c’est d’écouter des livres audio pendant que je conduis.

Choisissez n’importe quel sujet, allez sur Youtube, tapez ce sujet, trouvez toutes les ressources pertinentes que vous pouvez, ensuite allez sur un des nombreux sites de conversion de vidéos Youtube en mp3 et vous aurez de quoi rentabiliser vos trajets.

Si vous persistez sur cette voie, vous obtiendrez l’équivalent d’un Master dans le domaine que vous aurez choisi en à peine 2 ans.

C’est ce que Brian Tracy appelle « University on wheels »

Alors, quels sujets allez-vous choisir de maitriser d’ici deux ans?

Atelier: Comment répondre aux exigences des recruteurs

Samedi dernier, j’ai animé à l’université d’Abidjan un atelier sur le thème: Comment répondre aux exigences des recruteurs.

Nous avons à la fin de l’atelier réalisé une simulation d’entretien d’embauche improvisée où j’ai donné mon feedback en live à une participante.

C’est toujours une joie pour moi de partager mon expérience avec les plus jeunes afin de les aider à développer leur employabilité

Qu’allez-vous DECIDER d’ici Noel?

Mon article de ce jour se veut court. J’ai une question pour vous: Qu’allez-vous décider Noel pour revolutionner votre carrière et votre vie?

1-Vous vous plaignez de stagner et ne pas obtenir de promotion… Qu’est ce qui vous manque pour avoir le poste que vous recherchez? une compétence supplémentaire? la pratique de l’anglais? un meilleur carnet d’adresse? Mettre de côté la peur de demander? Faites votre analyse et DÉCIDEZ de faire le pas de plus pour atteindre le prochain niveau

2- Vous n’aimez pas votre emploi, vous n’êtes pas dans un métier qui vous permet de vous épanouir… Pourquoi y êtes-vous encore? Que vous manque-t-il pour être enfin épanoui et donner un sens à votre job? la clarté sur ce que vous voulez vraiment? l’audace de sauter dans le vide et faire une chose différente? le courage de demander une mutation dans un autre département? la discipline de vous former dans autre chose tout en étant en emploi? Je suis sûre que vous savez ce qui vous sépare de l’épanouissement professionnel alors DÉCIDEZ de changer quelque chose dès aujourd’hui.

3- Vous trouvez que votre travail actuel ne suffit plus pour couvrir vos charges et financer vos projets? Pourquoi ne pas commencer un business sur le côté? Que vous manque-t-il pour commencer? Plus d’argent pour acheter de la marchandise et revendre? trouver une idée de business rentable pour démarrer avec peu? sacrifier vos soirs et weekends pour confectionner quelque chose et développer vos talents par la même occasion? DÉCIDEZ qu’avant noel, nous allez faire un premier pas vers votre liberté financière.

Par ce court article, je voulais vous encourager et surtout vous dire que tout changement commence par une DÉCISION. C’est bientôt noel et son tourbillon de fêtes, réceptions, vacances etc. Un peu encore et une année nouvelle va commencer. Décidez que vous ne serez pas dans le statuquo encore en 2017.

Bon courage et surtout n’hésitez pas à partager avec moi ce que vous aurez DÉCIDÉ

 

La question des lecteurs

Le problème :

Bonjour Peggy Ballou,

A votre avis le digital va-t’il réinventer le recrutement des professions libérales ? Comment gérer sa carrière de médecin à l’ère du digital ?

Merci,
Richard Konan »

La solution:

Bonjour Richard. D’entrée de jeu je dirais oui car le digital s’impose aujourd’hui comme une façon de travailler et de collaborer entre professionnels.

Le recrutement de façon générale tend à se digitaliser, et bien que n’ayant pas une connaissance poussée des pratiques ayant cours dans le domaine des professions libérales, je pense ne pas me tromper en disant que là aussi, le digital fait évoluer les choses.

En tant que recruteur, je peux confirmer que la présence d’un candidat sur les réseaux sociaux professionnels augmente ses chances d’être contacté. Être présent en ligne est donc une nécessité pour le candidat quelque soit son domaine d’activité.

Il n’est pas rare de trouver des médecins, des psychologues, avocats, notaires, actifs sur Linkedin, Facebook ou simplement via leur site internet qui est selon moi un must.

Pour la gestion de votre carrière, vous devez vous renseigner sur les technologies qui sont utilisées dans votre profession et vous les approprier rapidement. Dans cet article par exemple, on explique que les outils numériques ont transformé la façon même dont les médecins exercent leur profession. Que ce soit pour les échanges entre confrères (réseautage), la recherche et consultation d’informations médicales, la formation, les prescriptions etc. les médecins ont recours au digital au quotidien. Ainsi pour évoluer dans votre carrière, il vous faudra certainement apprendre les technologies notamment les applications qui vous permettent d’être plus performant et efficace. Il existe aussi des blogs de médecins, des forums, que vous pouvez consulter pour assurer votre visibilité, vous faire connaitre, rencontrer des confrères, vous tenir au courant des opportunités et évoluer au plan professionnel.

Pour finir voici une présentation qui vous donne un aperçu de comment les médecins utilisent le digital dans leur pratique professionnelle: L’utilisation du digital par les médecins

3 leçons de carrière inspirées de ma nounou

Si vous vivez à Abidjan et que vous êtes maman de jeunes enfants, vous avez surement déjà été confrontee au défi des nounous. Difficile d’en trouver une fiable et compétente. Depuis mon retour au pays il y a seulement un an, j’en suis à ma cinquième nounou et c’est cette dernière qui a inspiré cet article. Je peux dire que j’ai trouvé une espèce rare dans le domaine des aides à domicile et j’ai pu tirer quelques enseignements pour ma propre carrière en l’observant.

Leçon #1- La passion pour notre métier nous rend inoubliable.

Je l’ai dit d’entrée de jeu, j’en suis à ma 5è nounou en un an. C’est dire que j’ai pu en voir de toutes sortes. Celle-ci sort du lot par sa passion pour son travail. Elle s’occupe de mes 3 enfants et je peux vous dire qu’elle adore son travail. Elle n’est jamais desagréable avec eux et ne compte pas ses heures quand il s’agit de faire son travail qu’elle fait tr;s bien. On sait combien il peut être épuisant de courir apres des enfants! Mais pour elle c’est une partie de plaisir, imaginez… Elle m’a même déjà avoué ne pas pouvoir faire autre chose que ce métier parce qu’elle aime les enfants. Elle est vraiment dans son domaine de prédilection. De ce fait elle travaille très bien et fait preuve de créativité pour emmener les enfants à faire ce qu’il faut.
Et vous? quel est le domaine qui vous rend si unique au point de ne pas passer inapercu quand vous travaillez? Qu’est ce qui vous passionne au point de ne pas compter vos heures?

Leçon #2- Quand on travaille bien, on ne manque jamais d’opportunités

La semaine dernière, ma nounou était en congés comme tous les mois. Je lui ai accordé 5 jours de repos. Et quand elle est revenue, elle m’a confié ne pas s’être beaucoup reposé car elle a été appelée par une amie de son ancienne patronne de passage à Abidjan pour un dépannage c’est-a-dire pour surveiller des enfants pendant quelques jours. Son expertise dans son domaine est reconnue par tous et elle est contactée pour rendre service et gagner de l’argent en meme temps.

Cela m’a personnellement inspiré car on est tous en recherche d’opportunités mais on oublie que c’est par la qualité de notre travail que l’on attire et l’on peut saisir les bonnes opportunités.

Leçon #3: Un excellent travail attire la sympathie et excuse vos faiblesses

Elle n’est pas parfaite cette nounou, loin de là. Côté travail oui elle excelle, mais le bémol c’est bien ses sautes d’humeur sporadiques. Elle est parfois lunatique et cela peut être désarmant. Mais j’ai eu à constater que malgré tout, on arrive à excuser ces écarts, à compatir et même à chercher à l’aider parce qu’on se dit qu’elle fait bien son travail et que nul n’est parfait. Cela n’aurait pas été forcément le cas avec une autre personne que l’on pourrait juger médiocre. J’en suis arrivée à la conclusion que son excellent travail est un passeport qui lui permet d’attirer le respect et la faveur des autres et même de ses détracteurs. Ils peuvent tout critiquer mais quand il s’agit de commenter le travail, ils n’ont aucun argument négatif.

Au final, la leçon que je retiens de cette histoire est que la base de la réussite professionnelle reste l’excellence dans son travail qui découle bien souvent d’une passion pour ce que l’on fait.

Et vous, êtes-vous passionnés de votre travail? Quelle est selon vous l’importance de la passion dans l’exercice de ses fonctions?

S’habiller pour une entrevue d’embauche en 5 étapes

Cet article est une contribution de Vhyra du blog PopCorn & Paillettes

Vhyra est la créatrice du blog de mode et beauté Pop Corn & Paillettes. Elle travaille depuis plusieurs années à faire réaliser aux femmes que la mode n’a pas à être compliquée, chère et inaccessible. Elle fait la promotion du chic à bon prix et de la mode d’influence africaine.

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Voici une question que j’ai souvent entendue. Tout d’abord, laissez-moi vous annoncer que LA réponse à cette question n’existe pas. Je vais par contre vous aider à rendre le processus de décision beaucoup plus simple. Ma méthode de prise de décision en seulement 5 étapes est très facile à appliquer et a l’avantage d’être utile peu importe l’industrie dans laquelle votre entrevue d’embauche se passera.

Une chose reste universelle lors d’un entretien d’embauche, que ce soit avec le curriculum vitae, dans le contenu de la conversation qu’on aura ou avec tout ce qu’on appelle le « non-verbal » (dont fait partie l’habillement), on veut impressionner le recruteur de façon positive. Les premières impressions se forment très rapidement, soit dans les 30 premières secondes d’une rencontre, et on veut que celle que l’on projette soit la meilleure.

Pour simplifier le tout, on peut très bien penser que de mettre du noir permet d’éviter de se tromper, ou encore de mettre un tailleur règle le problème. La réalité est malheureusement autre! De mettre du noir peut donner l’impression au recruteur d’être en face de quelqu’un qui a peur de prendre des risques donc qui n’est peut-être pas adapté à un environnement dynamique et de mettre un tailleur peut donner une impression de rigidité et de conservatisme. Vous me suivez?

Que faire alors?
Tel qu’introduit plus haut, ma méthode de prise de décision en 5 étapes est là pour vous aider. L’aspect vestimentaire reste très important lors d’une entrevue d’embauche. Pour avoir moi-même été du côté du recruteur comme de celui du candidat, je peux vous assurer que le recruteur, dès le premier contact avec vous, cherche par tous les moyens à vous connaître et à vous cerner. La tenue vestimentaire est l’un des premiers ambassadeurs de notre personnalité profonde. N’ayez surtout pas peur d’être bien habillée car cela donne une indication sur le sérieux que vous accordez à l’entrevue et par ricochet, à l’emploi.

Étape 1 : validez l’entreprise
La première chose à faire est de savoir quel type d’entreprise nous avons. Il est certain que votre préparation à l’entrevue vous mènera vers le site internet de la compagnie, vers les rapports financiers et éventuellement les articles de presse parus sur l’entreprise. Je vous conseille d’aller encore plus loin. Essayez de vous rencontre incognito dans les locaux de l’entreprise. Observez comment son habillés les employés et comment ils interagissent avec les clients éventuels. Lors d’une entrevue, le recruteur cherche réellement à savoir si vous serez capable de faire partie de son équipe et de vous adapter à la culture d’entreprise. Gardez à l’esprit que le tailleur n’est plus obligatoire comme il l’a été il y a quelques années. Les compagnies technologiques ainsi que les « start-up » ont une approche beaucoup moins rigide de la tenue professionnelle.

Étape 2 : Renseignez-vous sur les tâches liées à l’emploi
L’énoncé de l’affichage de poste vous en donnera une très bonne indication. S’il y est mentionné que vous devrez rencontrer des clients à l’extérieur du bureau, cela vous donne une idée quant au type de vêtements liés à cet emploi. Si c’est un emploi administratif dans un environnement de bureau, le style peut être un peu plus décontracté et moins formel. En l’occurrence, pour travailler dans une garderie avec des enfants, donnez-vous l’image d’une personne maternelle qui sait le niveau de confort dans lequel l’on doit être quand on s’occupe d’enfants, sans pour autant vous présenter en jogging à l’entrevue! Bref, le plus important est de montrer une bonne connaissance des attentes liées au poste.

Étape 3 : Pensez d’abord et avant tout à votre confort
Bien qu’étant cruciale, l’entrevue n’est certainement pas l’étape la plus plaisante du processus d’embauche. Mon conseil est donc d’être à l’aise en mettant des vêtements auxquels on n’aura pas à penser pendant la conversation. Ne mettez surtout pas un décolleté que vous devrez remonter, n’ayez pas une frange qui vous empêche de voir devant vous ou encore des chaussures qui vous font mal aux pieds. Restez simple et naturelle cela vous aidera à donner l’impression d’être quelqu’une de sûr d’elle en qui le futur employeur peut avoir confiance. La meilleure façon de faire ressortir le meilleur de nous-mêmes est en restant nulle autre que nous-mêmes. N’en faites pas trop car votre inconfort pourrait se ressentir et avoir un impact négatif sur l’impression générale que vous donnerez.

Étape 4 : essayez plusieurs choses avant de choisir
Nous voici dans le vif du sujet. Quoi mettre concrètement? Le conseil que je donne le plus souvent est tout simple : essayez! Vous avez un chemisier mais vous ne savez pas s’il ira avec une jupe que vous voulez acheter? Rendez-vous au magasin avec le chemisier en question, essayez le avec la jupe pour voir quel effet les deux projettent ensemble. Vous n’êtes pas obligée de vous acheter de nouveaux articles pour votre entrevue d’embauche par contre; ceux que vous possédez déjà pourraient très bien faire l’affaire. Encore une fois, je le répète : faites des essayages! Profitez-en pour faire de l’ordre dans votre garde-robe et en ressortir quelques trésors cachés. Pour celles qui décident de mettre un tailleur à l’entretien, rien ne dit qu’il faut absolument que la veste et la jupe ou le pantalon soient coordonnés. Demandez l’avis de personnes de votre entourage, votre conjoint, vos enfants. Envoyez des photos à vos amies pour qu’elles vous disent ce qu’elles en pensent. Vous n’êtes pas obligées de trouver la tenue parfaite du premier coup, il n’y a qu’avec la pratique qu’on y arrive.

Étape 5 : Choisissez les accessoires et le reste
La dernière étape est celle que j’appellerais des touches finales. L’étape de la coiffure, du maquillage et des accessoires. La règle reste la même, montrez votre personnalité tout en évitant de donner mauvaise impression. Restez du côté de la sobriété. Mon choix personnel est de ne mettre ni faux cils, ni faux ongles pour une entrevue d’embauche. Évitez d’attirer l’attention du recruteur sur des éléments secondaires et surtout de le distraire. Il est vrai que l’apparence est importante mais elle ne devrait pas prendre le dessus sur le contenu de l’entrevue en tant que telle et sur les qualités intellectuelles que vous serez éventuellement en mesure d’apporter à l’entreprise. Sur ce, bonne chance et surtout restez vous-même!

Visitez le blog Popcorn & Paillettes pour d’autres articles mode

Africtalents… et ma réflexion sur le chômage en CI (Part II)

Cert article est la suite de celui-ci dans lequel je partageais mon expérience de membre de l’équipe organisatrice du salon Africtalents à Abidjan.

Après donc l’ouverture des stands et le renvoi des candidats malheureux, le salon venait officiellement de démarrer. Et c’est exactement à ce moment-là que j’ai eu l’idée de cet article.

Je me suis dit en moi-même que cette expérience me confrontait à la triste réalité du chômage des jeunes (et moins jeunes) en CI. Comment tout ce monde avait-il pu penser trouver un emploi? Déjà que nous avons du épurer la liste des inscrits pour n’en garder qu’environ 2000 sur les 7000, il y avait encore trop de personnes présentes. La plupart des candidats allaient malheureusement retourner chez eux comme ils sont venus, sans emploi. Car une chose est d’avoir l’accès au salon, une autre de pouvoir convaincre le recruteur que vous êtes le candidat idéal pour le poste! Et c’est là que tout se gâte!

Ma curiosité m’a poussée à visiter certains stands et écouter parler les candidats et je vous avoue que le spectacle m’a laissé parfois sans voix. Certains candidats n’avaient rien à dire aux recruteurs, la seule chose qu’ils disaient était: Je recherche un emploi, quels sont les postes que vous avez à pourvoir… Pourtant l’information était disponible avant le salon, mais la plupart des candidats n’ont pas pris la peine de la lire, ce qui frustrait les recruteurs.

Autre chose, ils remettaient des CV froissés, non agraffés, certains n’ont pas pris de précaution pour s’assurer d’avoir une haleine fraiche (oui oui, ca aussi c’est un turn-off pour le recruteur). De ce fait, dès qu’ils quittaient le stand, le recruteur avait déjà décidé du sort de leur CV…..

–>Poubelle

Candidats, si vous me lisez, sachez que vous avez seulement 1 mn pour faire bonne impression, et malheureusement la critique est facile dans le milieu du recrutement. Un détail peut vous disqualifier.

Intérieurement je me disais en voyant plusieurs candidats, que si rien n’était fait, ils resteraient encore longtemps au chômage. Je pense que beaucoup de candidats ne savent pas que quelqu’un qui va chercher un emploi dit se renseigner un minimum sur l’entreprise et proposer ses services plutôt que quemander un emploi et avoir pour seul argument « je veux un stage/emploi » quand 100% des gens autour ont le même besoin!

Vous devez miser plutot sur vos atouts et dire ce que vous pouvez faire pour l’entreprise. Pourquoi vous et pas les 40 autres qui attendent derrière vous dans le rang pour discuter du même poste?

Le salon était ponctué de seances de coaching qui je pense ont pu faire du bien à certains candidats. À ce titre, il faut saluer cette initiative et remercier M. Acouetey et M. Missainhoun, les dirigeants du cabinet qui ont eu la brillante idée de proposer à quelques 500 candidats parmi les 2000 des sessions de coaching entièrement gratuites pour les aider à maximiser leur chance de décrocher un emploi.

Quelques reflexions personnelles et qui n’engagent que moi sur le chômage en CI

1- Tout commence par l’orientation: sur les 2000 candidats invités, pres de 70% avaient un profil sciences humaines et sociales (droit, RH, Marketing, comptabilité, commerce, communication etc.). Les BTS Gestion commerciale, Master en management, DESS Ressources humaines etc foisonnaient? A-t-on expliqué à ces jeunes que dans une entreprise lambda, il y a parfois 1-2 personnes maximum qui gèrent le département juridique quand il y en a un? ou alors que les fonctions support telles que la finance, les ressources humaines etc. ne sont pas celles qui recrutent le plus? À Voir le nombre de diplômés de ces filières et le peu de postes à pourvoir, c’est clair que le chômage chez beaucoup ces profils est assuré.

Pendant ce temps, le Sofitel qui était parmi les entreprises qui embauhaient, peinait à trouver des candidats aux profils suivants: chef cuisinier, bagagistes, concierge, receptionnistes bilingues, surintendants etc. Il n’y en avait pas ou presque pas…Dans une ville comme Abidjan en pleine expansion avec des hôtels en chantier, ce sont des besoins (tourisme et hôtellerie) qui seront de plus en plus demandés. Avis aux chômeurs…

À cet effet, il importe que les acteurs du secteur de l’éducation fasse de vraies sessions d’information et offrent de meilleurs services en coaching d’orientation pour aider ces jeunes à choisir des métiers en fonction des besoins du marché.

2- Les chômeurs sont parfois responsables de leur situation: Comme je l’expliquais plus haut, il y a beaucoup de turn-off qui font que les candidats sont vite rejetés et ce malgré qu’il y ait des postes à pourvoir. Un candidat qui mâche du chewing-gum devant un recruteur, qui appelle une de mes collègues (recruteure aussi) « ma chérie », qui se présente avec un CV huileux, truffé de fautes, une nonchalence et une désinvolture  dans l’attitude, se fait aussitôt classer c’est clair! À l’ère d’internet, on ne peut plus donner l’excuse de l’ignorance pour justifier de tels manquements. Tous ces jeunes présents ce jour là ont accès à internet, aux réseaux sociaux puisque c’est ainsi qu’ils ont été informés du Salon…Il est de leur responsabilité de faire le minimum de recherches sur l’attitude à adopter en recherche d’emploi. L’information est disponible et accessible.

« Le savoir-être professionnel: règles de bases » devrait être une matière obligatoire au programme scolaire des lycées et universités de ce pays faute de quoi, ces jeunes ne seront jamais employables dans des entreprises qui se respectent et là j’interepelle les chefs d’établissement et les jeunes eux-mêmes.

3- Les salons de recrutement ne sont pas les endroits où l’on trouve le plus d’emplois: Très peu de postes comparativement à la demande (50 postes pour 2000 candidats…) mais des gens ont tout abandonné pour passer leur journée au le palais des congrès du Sofitel!

Il faut offrir d’autres alternatives à ces nombreux jeunes qui croient à tort que l’avenir est dans un emploi de bureau. L’agriculture, l’entrepreneuriat, les métiers techniques sont des alternatives très intéressantes et beaucoup plus lucratives que des postes de bureau. Mais ces domaines sont parfois meconnus et parfois jouissent d’une mauvaise réputation auprès des chômeurs. Il est temps d’inverser la tendance et de rendre l’agriculture « sexy » pour favoriser le retour à la terre des chômeurs.

 

Long article mais qui traduit ma passion pour le thème de l’employabilité. Que tous les acteurs du secteur que nous sommes (coachs, consultants, recruteurs, enseignants, gouvernements) puissions travailler ensemble sur des solutions simples et réalistes pour enrayer ce fléau de société qu’est le chômage des jeunes.

Femmes ambitieuses… 5 astuces pour obtenir une promotion

Il y a quelques temps, j’ai effectué un sondage auquel près de 100 femmes de carrière dont l’âge variait entre 28 et 55 ans ont répondu. L’objectif de ce sondage était pour moi de comprendre les défis professionnels des femmes particulièrement.

Justement, une des questions  était : quelle est votre plus grande frustration actuellement dans votre carrière? La réponse la plus populaire obtenue auprès de ces femmes, et ce malgré que la tranche d’âge était très large, a été « je n’arrive pas à évoluer ». C’est dire que quelque soit le niveau hiérarchique où elles se trouvent, les femmes professionnelles en général sont confrontées aux mêmes défis plus ou moins.

J’ai donc décidé d’aller à la recherche de réponses à cette problématique et pour ce faire, j’ai interviewé des femmes ayant gravi les échelons. J’ai aussi lu plusieurs études sur le sujet et voici quelques astuces pour vous aider vous aussi, si vous en nourrissez l’envie, à obtenir une promotion:

Astuce # 1 : Connaitre les critères de sélection

Pour pouvoir obtenir le poste dont vous rêvez, vous devez absolument savoir ce qu’il faut développer comme compétences pour l’avoir. Pour cela, rencontrez votre responsable ou le service RH à qui vous exposerez votre ambition et demandez-leur de clarifier les prérequis. Vous ne pouvez pas vous permettre de simplement travailler sans développer certaines compétences. Agir avec stratégie est une clé pour votre progression.

Astuce #2 : faites en la demande officiellement

Aussi surprenant que cela puisse paraitre, plusieurs personnes, surtout les femmes qui veulent être promues ne le demandent pas. Elles attendent que la proposition leur soit faite. Malheureusement cela n’arrive pas ou très rarement. Les femmes qui ont obtenu des promotions l’ont expressément demandée. Linkedin/Citi ont réalisé une étude (Today’s Professional women) en 2013 sur 954 femmes et l’étude révèle que seulement 25% de celles-ci ont demandé une promotion. Là où l’étude devient intéressante, c’est lorsqu’on constate que sur ces 25% qui ont demandé la promotion, 75% l’ont obtenue! Il n’y a donc pas de secret, si vous voulez obtenir une promotion, il faut la demander. Voici comment vous devriez  faire votre demande :

  • Fixez une rencontre avec les personnes en pouvoir de décision
  • Présentez les critères que vous aurez identifiés plus tôt : « je comprends que le poste ABC demande les compétences X,Y,Z. Je crois être la candidate idéale pour le poste parce que j’ai accompli E,F,G durant les derniers mois et qui sont étroitement liés avec les compétences X,Y,Z énoncées plus tôt»
  • Demandez et obtenez leur approbation. Si vous sentez une certaine hésitation de leur part, vous pouvez poser la question suivante : « quelles sont les compétences additionnelles qu’il me faudrait alors pour me qualifier? »
  • S’ils approuvent les liens que vous avez établis entre X,Y,Z et E,F,G, posez la question clairement : « quelles sont donc les prochaines étapes pour m’assurer d’avoir le poste ABC étant donné ce qui vient d’être discuté? »

Astuce #3 : N’attendez pas d’être à 100% prête

Contrairement aux hommes qui postulent même s’ils n’ont que 60% des prérequis, les femmes elles vont attendre d’avoir 100% des prérequis avant de poser leur candidature (selon une enquête interne réalisée par HP). N’oubliez pas que lorsqu’une compagnie affiche un emploi, la liste des prérequis n’est pas toujours obligatoire mais plutôt souhaitable. Il est très rare que la personne qui sera retenue pour un emploi aie tous les prérequis avant de commencer alors n’hésitez pas à tenter votre chance! L’apprentissage sur le tas est la meilleure formation que vous pourriez recevoir.

Astuce #4 : Choisissez le meilleur moment

Vous pourriez être prête à passer à l’étape supérieure mais bousiller vos chances d’obtenir la promotion si vous négligez d’attendre le timing parfait. Qu’est ce que j’entends par timing parfait? C’est simplement le moment où vous savez que votre demande sera la plus favorablement reçue. Par exemple, vous venez d’avoir votre évaluation de rendement, et votre supérieur est satisfait de vos résultats. Saisissez la balle au bond pour demander votre promotion en basant votre requête sur ses propres commentaires. À l’opposé, un mauvais timing pour demander une promotion serait par exemple en fin d’exercice financier, en période de restructuration ou lorsqu’il y a des projets urgents qui occupent votre boss. À vous d’analyser la culture d’entreprise, les processus, les moments favorables et demandez!

Astuce #5 : Démontrez votre potentiel non votre expérience

Parfois il arrive que vous n’ayez pas toute l’expérience requise pour avoir le poste que vous convoitez. Par contre, vous savez que ce poste pourrait emmener votre carrière à un autre niveau. Faut-il attendre dans cinq ans et espérer que l’opportunité se présente à nouveau? Pas forcément. Voici 2 choses à essayer pour valoriser votre candidature :

  • Rendez vos accomplissements plus visibles soit en tenant votre propre blog ou en écrivant sur blog de la compagnie, des articles sur les projets auxquels vous avez participé. En gros, rendez-vous visible et sachez défendre vos réalisations.
  • Faites-vous appuyer par des sponsors : des personnes qui croient en vous et qui pourraient soutenir votre candidature et démontrez votre potentiel futur. Il pourrait s’agir de votre mentor, vos anciens supérieurs etc.

Pour finir, il faut savoir avant tout qu’obtenir une promotion doit faire partie de votre plan de carrière et ne devrait jamais être une quête qui pourrait compromettre vos valeurs et vos objectifs de vie en général.

Sur ce, bonne chance et partagez avec moi vos succès!

Africtalents…et ma réflexion sur le chômage en Côte d’Ivoire (Part I)

Dans le cadre de mes fonctions de consultante RH au cabinet Africsearch, j’ai eu l’immense privilège de prendre part à l’organisation du forum de recrutement qui s’est tenu les 16 et 17 Septembre derniers à l’hôtel Sofitel Ivoire à Abidjan.

Je tenais donc à vous faire part de mes impressions sur ce forum, l’engouement qu’il a suscité et mon avis sur le taux de chômage dans mon pays.

Déjà quelques chiffres pour vous situer:

Africtalents Abidjan 2016 c’est:

  • plus de 7000 CV reçus
  • 1800 candidats sélectionnés et invités (la participation au forum est sur invitation)
  • 10+ entreprises participantes
  • 50+ postes à pourvoir
  • 2 jours de recrutements, entretien, conférences, coaching etc.

Déjà je dois dire que j’ai été surprise de voir autant de candidats qui postulaient. De mon expérience, les salons auxquels j’ai pris part il y a quelques années au Canada surtout ont toujours été une perte de temps…

Beaucoup de monde, peu d’entreprises qui recrutaient VRAIMENT, peu ou pas d’entreprises qui m’intéressaient y assistaient. Bref, pour moi, en tant que candidate, c’était no no. Mais Africtalents est différent. Là il y avait de vrais postes à pourvoir (annoncés avant le forum), des entreprises d’envergure, plusieurs panels intéressants, des séances de coaching avec des coachs renommés etc.

Belle surprise pour ma part. Et les candidats à l’embauche n’ont pas voulu manquer ça.

Par contre, en tant que membre de l’équipe qui était en charge de la sélection des CV, je peux vous dire que cela n’a pas été de tout repos. Vu le nombre pléthorique de CV reçus, et le peu de postes à pourvoir, il fallait faire du ménage et conserver seulement ceux qui pourraient intéresser les exposants. Une énorme tâche surtout avec les délais serrés.

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Jour 1:

Le 1er jour du forum, dès 7h, le rang des invités était déjà formé et quelques dizaines de personnes attendaient patiemment dehors en attendant l’ouverture officielle à 9h. Quel courage! quelle détermination!

Après moults tractations et incidents à gérer, la porte fût ouverte à 10h30 et la cérémonie d’ouverture marquait le début de l’évènement.

11h30, les quelques 300 candidats ayant été invités à rentrer pouvaient maintenant aller visiter les stands. De notre côté, nous devions faire du screening de CV à la porte. En effet, plusieurs candidats non invités se sont quand même présentés et il nous fallait évaluer en quelques minutes si leur profil pouvait leur permettre d’accéder au salon. La déception pouvait se lire sur le visage de ceux qui étaient recalés, qui pour l’expérience non pertinente, qui pour l’habillement non conforme.

13h: fin de l’opération screening, les candidats non retenus étaient invités à regagner leur domicile

La suite dans un prochain article…

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