Articles de Peggy BALLOU

4 traits de ceux qui réussissent leur carrière

Réussir sa carrière, voici un sujet très vaste car la réussite est une notion très relative. Pour l’un, réussir sa carrière veut dire travailler 5h par semaine, pour l’autre, c’est gagner le plus d’argent possible, pour d’autres encore c’est être reconnu comme expert dans leur domaine.

Cependant, lorsqu’on observe ceux qui estiment eux-mêmes avoir réussi ou encore ceux dont la réussite professionnelle est admise par tous pour une raison ou une autre, on peut observer certains traits de caractère communs:

– Ils ont une vision: Ils savent bien souvent ce qu’ils veulent faire, devenir, avoir dans leur vie. Ils se fixent des objectifs et ils travaillent pour les atteindre. En effet, quand on n’a aucun but, il est difficile de se démarquer, on se laisse porter par les évènements qui arrivent et l’on peut ainsi passer à côté des opportunités qui contribueront à notre réussite.

-Ils ont l’amour du métier: la passion pour ce que l’on fait est le pétrole qui tient la flamme allumée les jours où l’on se sent à plat et en mal de motivation, Si vous aimez ce que vous faites, vous ne cesserez d’apprendre. C’est l’amour du métier qui permet également de s’y appliquer parce qu’on le fait sans effort. Un célèbre adage dit: choisissez un métier que vous aimez, et vous n’aurez plus à travailler un seul jour de votre vie.

Ils sont perévérants: Rien de valable dans la vie ne s’obtient sans efforts. Si vous voulez réussir votre carrière à l’image de ceux qui vous inspirent, vous devrez être persévérants dans l’apprentissage, ne pas abandonner quand vous avez des revers et ne pas vous relâcher dans votre travail. Chaque fois que j’écoute une personne qui selon ma définition a réussi, je relève aussitôt que ce trait de caractère.

– Ils sont reconnus experts dans leur domaine: L’expertise est un atout indéniable pour réussir sa carrière. Pour être reconnu comme une sommité au point de dire que vous avez réussi, il faut que vous deveniez un spécialiste dans un domaine en particulier. L’expertise entraîne la reconnaissance, le respect et l’admiration des personnes qui vous identifient comme un modèle.

 

Voici quelques points que j’ai pu identifier. Bien sûr il y en a d’autres et d’ailleurs je vous laisse la parole afin que vous puissiez me dire : selon vous quels sont les critères de réussite professionnelle?

New beginnings…

À la faveur de la rentrée, je vous adresse ce message afin de vous souhaiter une bonne reprise, si vous avez pris des vacances ces derniers mois.

Les batteries rechargées, le teint bronzé, les nouveaux vêtements repassés 🙂 C’est le nouveau départ avant le blitz de fin d’année!

Petits conseils pour une reprise au top, parce que ce n’est pas toujours facile de « redémarrer la machine » après un long moment de congés:

  • avant d’attaquer la boîte de réception qui croule sous le poids des e-mails, faites le tour du bureau pour prendre des nouvelles, avoir le point des urgences, dossiers en suspens qui requièrent une attention particulière et immédiate
  • remercier ceux qui ont assuré votre intérim et assurer la passation
  • reviser/etablissez vos objectifs de la semaine, du mois et du reste de l’année
  • faites le tour de la boîte de réception: classez, effacez, répondez… objectif zéro email en attente à la fin de la semaine de reprise (idéalement de la journée)
  • retirer le message d’absence
  • reprendre la main sur vos dossiers
  • pensez à vos prochaines vacances pour vous remotiver

Sur ce, bonne rentrée! Ne perdez pas de vue qu’un autre bilan se préparer prochainement. Il vous reste 4 mois pour atteindre vos objectifs du début d’année

Faut-il rester dans un emploi que l’on déteste juste pour le salaire?

Je réponds à la question de Jean-Baptiste qui pourrait être celle de plusieurs d’entre vous également.

Jean-Baptiste Kouadio
Bonjour Peggy Ballou, comment transformer un emploi dans lequel nous ne sommes pas épanouis mais contraint pour des raisons financières en un emploi source d’épanouissement ? Les américains utilisent le terme jobcrafting ! Quelles sont les techniques ?

 

Voici ma réponse:

Bonjour M. Kouadio,
Je ne connaissais pas ce terme « jobcrafting », merci de m’en avoir informé. Ce que je sais par contre c’est que  j’ai plusieurs astuces que je peux partager avec vous pour vous permettre d’apprécier votre travail afin qu’il vous procure un certain épanouissement. En voici quelques-unes:
Pratiquer la gratitude: Voyez-vous, bien souvent, on se plaint de ce que l’on n’a pas mais on oublie d’apprécier les choses que l’on possède. S’il vous arrive de vous plaindre que votre emploi ne vous procure pas l’épanouissement que vous méritez, cela signifie que… vous avez un emploi!! Ce n’est pas une chose à prendre pour acquis quand on voit le nombre de personnes au chômage qui rêveraient d’être à votre place. C’est une grâce d’avoir un emploi qui vous eloigne du stress financier, qui vous permet d’avoir une vie décente, de payer vos charges, préparer votre avenir  etc.
Apprenez à être reconnaissant chaque jour pour cela en listant tout ce que votre emploi vous permet de faire et relativisez.
Trouver la raison d’être de votre emploi: Vous n’êtes pas épanoui lorsque vous vous dites que vous n’avez pas de raison valable de faire ce que vous faites et vous seriez mieux ailleurs. Remettez les choses en contexte. Si vous réalisiez l’impact de votre emploi, seriez-vous plus motivé? je pense que oui. Je vous invite à faire cet exercice:
Posez-vous régulièrement les questions suivantes: « si je n’étais pas là, comment les choses seraient différentes? en quoi ma présence dans cette entreprise lui apporte-elle un plus? à qui/quoi sert mon travail? quel impact ai-je sur le succès de cette entreprise? à quel besoin est ce que je répond?
Trouver un sens à ce que l’on fait est une source profonde de motivation et d’épanouissement. Savoir que l’on est utile remet les choses en perspective quant à nous-mêmes. Les anglophones parlent de « purpose ». Sachez donc identifier le « purpose » de votre emploi.
Développer votre créativité: Votre travail vous ennuie énormément? Vous n’êtes pas épanouis? Serait-ce parce que vos talents créatifs ne sont pas exploités au mieux? Évaluez comment vous pourriez apporter votre propre touche à votre quotidien, vos tâches etc. Appropriez-vous le poste et personnalisez vos méthodes de travail. Un brin de créativité même dans le métier le plus procédural ne fait pas de mal. Evaluez comment vous pouvez apporter un peu plus de votre personnalité dans votre travail sans porter outrage au bon fonctionnement global des choses. J’irais même plus loin en disant, améliorez tout ce que vous pouvez autour de vous. Quelque chose ne fonctionne pas? Vous l’auriez fait différemment? Faites-le, osez aller au délà de la fiche de poste et laissez votre empreinte dans ce poste. Soyez créatif et imaginatif pour rendre votre quotidien au bureau plus attractif
– Pensez à changer d’emploi: Autrement dit, trouvez votre voie! N’attendez pas!
N’ayez pas peur de vous réinventer pour faire quelque chose de compléètement différent mais qui vous épanouit plus. La vie est courte, on passe beaucoup de temps au travail alors je n’adhère pas au principe de dire qu’on est obligé pour des raisons financières de rester dans un emploi que l’on déteste. On se fait du mal à soi-même mais aussi à l’employeur. Quand le coeur n’y est pas, cela finit par se savoir et cela peut affecter votre santé, votre estime de soi, vos relations etc. Décidez-vous à prendre des mesures pour trouver le métier pour lequel vous êtes fait et qui vous apporterait satisfaction. Savez-vous qu’une étude menée sur plusieurs personnes dans leur lit de mort a montré que leur plus grand regret est de ne pas avoir osé vivre la vie qu’ils auraient rêvé vivre?
Trouvez des sources d’épanouissement ailleurs: S’il ne vous est pas possible (bien que cela me surprenne) d’envisager un quelconque changement de carrière, dites-vous que votre emploi fait partie de votre vie mais n’est pas votre vie. Trouvez des sources d’épanouissement en dehors du travail afin que le travail occupe la place qui lui revient dans votre vie en général. Cela peut être vos enfants, votre conjointe, vos amis, vos loisirs, vos implications dans des causes qui vous tiennent à coeur etc. Se ressourcer en dehors du travail vous permettra de relativiser et vous encouragera à trouver un plan de sortie plus rapidement.
Sur ce, enjoy your work and life!

Ne mettez pas votre carrière en vacances!

La plupart d’entre vous êtes ou allez être bientôt en vacances! Ouf! me direz-vous? Que ce soit pour une escapade en montagne, un retour « au pays » pour ceux vivant hors de leur terre natale, quelques semaines sur une plage en mode farniente, ou tout simplement dans votre salon, vous les avez méritées vos vacances!

Je suis bien d’accord. C’est le moment de relaxer. Mais c’est aussi le moment propice pour vous mettre en forme sur le plan professionnel afin de repartir de pied ferme à la rentrée prochaine.

Voici 3 choses que vous pourriez faire pour mettre à profit ces mois de vacances pour faire avancer votre carrière:

  • Faire le point sur votre année: Nous sommes mi-Juillet, cela signifie que déjà 6 mois ce sont écoulés depuis le début de 2016! C’est le moment du bilan de mi-parcours. Où en êtes-vous par rapport à vos objectifs du début de l’année? Comment avez-vous été fidèles (ou pas) à vos bonnes resolutions? Quelles ont été vos victoires? Célébrez-les! Quels sont les domaines dans lesquels vous auriez pu mieux faire? C’est le moment d’évaluer où vous en êtes afin d’affûter vos armes pour la 2ème partie de l’année!
  • Lire deux livres inspirants : Si vous pensiez vous dorer au soleil cet été, faites-le de façon stratégique! Plutôt que de lire des magazines ou surfer sur Instagram, donnez-vous pour objectif de vous inspirer et vous motiver en lisant des livres qui vous boosteront et vous permettront de vous améliorer dans un domaine spécifique. Il peut s’agir de biographies, de livres sur le développement personnel, de livres instructifs dans votre domaine afin de vous donner de nouvelles idées et une longueur d’avance dans votre champ d’expertise. Si vous n’aimez pas lire, optez pour des livres audio (il y en a une tonne sur audible.com)
  • Faites de nouvelles rencontres: Si vous êtes en vacances, vous n’avez plus d’excuses pour ne pas aménager de temps dans votre agenda pour parler à quelqu’un qui vous aidera au niveau professionnel. Si vous me lisez depuis un moment, vous savez combien j’aime vous encourager à sortir de votre zone de confort. Je vous donne donc un nouveau challenge: identifiez une personne dans votre entourage, ou à la télé, sur Internet ou peu importe, que vous qualifierez de repère pour vous, une personne qui vous inspire, que vous considérez comme mentor et donnez vous pour mission de rentrer en contact avec lui/elle. OK j’avoue, si c’est Obama ou le Pape, la Reine d’Angleterre, le PDG d’une grande multinationale ou toute autre personalité très publique, cela vous prendra une bonne dose d’audace, de patience et de courage pour les approcher. Mais soyez imaginatif! Ouvrez les yeux, il y a certainement des personnes beaucoup plus accessibles et à votre portée qui peuvent vous accorder 30 minutes de leur temps et de qui vous pouvez apprendre beaucoup. L’essentiel c’est de vous fixer cet objectif ET de vous mettre en marche! Vous en ressortirez forcément inspiré et motivé.

 

Voilà qui est dit. Votre carrière, tout comme votre santé doit compter assez pour que vous y travailliez sans cesse. Il n’y a pas de relâche quand vient le temps de se développer personnellement et sur le plan professionnel. Toute occasion est la bonne. Alors qu’attendez-vous pour profiter de vos vacances? Dites-nous en commentaire ce que vous allez faire pendant vos vacances pour faire avancer votre carrière!

À bientôt et bonnes vacances!

Nouveau service – Speed Career Consulting

À compter du mois de Juillet, je vous propose des services de speed coaching pour ceux qui veulent répondre à un besoin ponctuel, faire un point sur leur carrière, obtenir une consultation au sujet d’un thème précis.

Quelques exemples de préoccupations qui peuvent être répondues par ces consultations:

  • Comment mettre mes expériences en valeur pour être sélectionné par un recruteur?
  • Comment puis-je me préparer pour un entretien d’embauche important?
  • Comment demander et obtenir une promotion?
  • Comment puis-je négocier un salaire plus élevé?
  • Comment puis-je améliorer ma gestion du temps pour mieux concilier travail et vie personnelle?
  • Comment puis-je accroître ma performance au travail pour assurer mon succès?
  • Comment m’affirmer positivement auprès de mes équipes
  • etc.

Comment cela fonctionnera-t-il?

1ère étape: Vous me contactez en remplissant le formulaire ci-dessous, en expliquant votre besoin

2ème étape: Je vous réponds dans les 24h pour clarifier vos attentes et convenir d’un RDV

3ème étape: Vous recevez le lien pour effectuer le paiement par Orange Money ou par Paypal et une confirmation vous est envoyée.

4ème étape: Vous recevez votre consultation par téléphone ou Skype selon l’heure et la date convenue

Le tarif de la consultation est de 20,000 FCFA  ou 40 Euros pour 1h de consultation

Ce que vous obtenez:

  • Un diagnostic clair de votre situation
  • Un feedback sur les actions menées jusque là
  • Un plan d’action clair et simple en plusieurs étapes pour atteindre votre objectif

 

Si cela vous intéresse et que vous avez des préoccupations professionnelles jusque là irresolues, n’attendez plus! Contactez-moi en remplissance ce formulaire!

 

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|Entreprises| Comment les types de personnalités influencent la performance et le plaisir au travail

La mobilisation des équipes de travail constitue une priorité en matière de développement organisationnel, et ce, parce que des employés motivés sont plus performants. Le défi reste que les gestionnaires devront savoir former des équipes dans lesquelles les personnalités sont compatibles. Pour y arriver, plusieurs auteurs ont élaboré des approches et méthodes spécifiques. Parmi celles-ci, on peut citer la méthode RegainMC , développée par Mme Renée Rivest, consultante en management, et fondatrice de la firme Regain Conseil.
Sa méthode très originale basée sur l’oeuvre Tintin de l’auteur belge Hergé, met en lumière plusieurs types de personnalités que l’on peut retrouver dans les équipes et qu’il faut savoir reconnaître pour favoriser le plaisir, la motivation et la performance au travail.

Dans cet article, nous vous présenterons un résumé de l’étude menée par Mme Rivest et comment les personnalités au travail affectent la mobilisation et la performance.

I– LA DESCRIPTION DE LA MÉTHODE REGAIN
La méthode Regain s’appuie sur le principe selon lequel chaque être humain a en lui les ressources pour réussir et se développer. Par ailleurs chacun de nous se développe à son propre rythme et toutes nos actions sont d’abord motivées par une intention positive. Il importe donc de découvrir, au travail ou dans la vie personnelle, quelle est l’intention positive qui se cache derrière chaque action d’autrui.

II– LES DIFFÉRENTS TYPES DE PERSONNALITÉS SELON LA MÉTHODE REGAIN

A. Le type « Tintin »
S’appuyant sur l’oeuvre d’Hergé, Renée Rivest dresse le portrait-robot de l’employé dont les traits de caractère sont semblables à ceux du célèbre Tintin. On le décrit comme une personne dont le besoin primordial est de faire évoluer une personne ou un projet tout en restant intègre par rapport à ses propres valeurs. On le reconnait au travail par la recherche constante de réponses aux questions suivantes : « pourquoi », « quel en est le sens », « quelle est la valeur ajoutée », etc.
L’employé « Tintin » est engagé dans un projet lorsqu’il croit en ce qu’il fait, d’ailleurs cela constitue pour lui une condition sine qua non à son succès et sa motivation. À l’opposé, il peut être vite démobilisé et stressé lorsqu’il ne croit pas en ce qu’il fait et est amené à travailler avec des personnes qu’il qualifierait d’incohérentes.
Il aime avoir une vue d’ensemble du projet auquel il participe et est motivé par une vision à long terme. Pour motiver une telle personne, il faut la consulter pour des prises de décision importantes, étant donné qu’elle exerce un leadership dit « de sens », c’est-à-dire en lien avec la cohérence et la logique des choses.
Pour lui exprimer de la reconnaissance, il faut en toute honnêteté souligner son intégrité, son engagement et sa contribution à l’équipe ou au projet et lui montrer que l’on croit en lui.

B. Le type « Milou »
Tout comme pour le premier type, « Milou » a ses propres besoins de réalisation et sources de motivation. Il est motivé par le besoin de réaliser ce qui est planifié et de bien jouer son rôle. Les personnes ayant ce profil de personnalité sont de nature calme et discrète, possèdent
un bon esprit d’analyse qui fait qu’elles sont plus axées sur la réflexion que l’action lorsqu’une situation nouvelle se présente à elles. Elles recherchent la structure et aiment connaitre les normes et politiques en vigueur. Les employés de type « Milou » sont de nature juste et équitable, ils aiment travailler dans un environnement normé et détestent enfreindre les règles établies. Leur nature diplomate fait d’eux de bons « gestionnaires de conflits » qui agissent avec objectivité
et pragmatisme. Leur type de leadership est dit « stratégique » étant donné leur capacité à organiser et planifier les actions à entreprendre pour réaliser un projet.
Leurs plus grandes sources de stress sont les changements non planifiés, le manque de temps pour réfléchir, le manque d’information et le manque de clarté dans les rôles
et les objectifs à atteindre.
Pour leur démontrer de la reconnaissance, il faudra privilégier les compliments précis et observables et leur demander conseil en cas de besoin.

C. Le type « Haddock »
L’employé de ce type est décrit comme une personne qui donne toujours son maximum et qui dit clairement ce qu’elle pense. Ce sont des personnes franches, enthousiastes, qui apprécient les défis, face auxquels elles ne ménagent aucun effort pour arriver à la réussite. Fidèles envers ceux qu’ils estiment, ces employés sont des collaborateurs fiables et loyaux. À l’inverse, lorsqu’ils n’apprécient pas une personne, ils peuvent se montrer froids et expéditifs, ce qui peut avoir des impacts négatifs sur l’environnement de travail.
Malgré leur caractère bien affirmé et leur franchise parfois déroutante, les employés de type « Haddock » sont des personnes très sensibles et attentionnées et qui possèdent un bon sens de l’humour, un atout pour la bonne humeur au travail.
À l’inverse, plusieurs situations constituent pour eux une source de stress, ce qui peut nuire à leur performance au travail. On peut citer par exemple l’incompétence et le rythme parfois plus lent des personnes avec qui ils sont appelés à travailler, les non-dits, le fait de côtoyer des personnes qui manquent d’initiative et enfin l’échec auquel ils peuvent faire face.
Pour les motiver et obtenir un meilleur engagement de leur part, il faut savoir reconnaitre leurs performances, leur efficacité et leur démontrer que l’on a besoin d’eux quand il faut agir. D’ailleurs, leur type de leadership est dit « d’action ».

D. Le type « Dupondt »
Les personnes caractérielles des Dupondt dans l’oeuvre d’Hergé se reconnaissent par leur grand sens de l’amour et de l’affection ainsi que leur besoin de créer l’harmonie autour d’elles. Ce sont des personnes souriantes, accueillantes, sensibles aux autres, soucieuses de la cohésion de l’équipe, ce qui fait d’elles d’excellents collaborateurs. Leur force réside dans le travail d’équipe. À l’inverse des « Haddock » qui peuvent parfois être directs, donc quelque peu susciter des malaises au sein de l’équipe, les « Dupondt », eux, sont très averses aux conflits. Les situations de changement au travail constituent pour eux une grande source de stress. Ce sont des personnes conformistes, qui n’ont pas de mal à respecter les règles établies. D’ailleurs, plus les règles sont claires, mieux ces personnes excellent dans leur travail.
On dit des Dupondt qu’ils exercent un leadership relationnel étant donné leur aptitude à créer des liens solides et à faire régner l’harmonie au sein des équipes auxquelles ils appartiennent. Leur talon d’Achille, à l’inverse, est leur incapacité à dire non et à fixer leurs limites. Il faudra donc y prendre garde pour éviter tout épuisement professionnel.
Pour souligner votre reconnaissance face à ce type de personnes, il faudra leur montrer beaucoup d’attention et faire preuve d’une grande sincérité à leur égard.

E. Le type « Tournesol »
L’étude des différents personnages selon la méthode RegainMC s’achève avec la description des employés de type Professeur Tournesol. Tout comme ce célèbre personnage de l’oeuvre d’Hergé, l’employé Tournesol a un fort besoin d’aller au bout de ses passions. Ce sont des personnes très autonomes qui ont un grand besoin de liberté faute de quoi elles ont l’impression d’étouffer. Elles sont capables d’une écoute sélective, c’est-à-dire qu’elles filtrent l’information qui les intéresse. Elles sont également méthodiques au travail et ont besoin d’organiser les choses à leur façon.
Finalement, les personnes type « Tournesol » sont de nature passionnés. Quand elles s’adonnent à leur travail, elles s’y consacrent totalement. Lorsque sollicitées pour donner une information sur un sujet qui les intéresse, elles le font avec générosité en démontrent un grand esprit de recherche de par leur nature curieuse. Leur type de leadership est qualifié de « créatif » et « d’expertise ».
Leurs plus grandes sources de stress résident dans le fait de ne pas avoir accès à des données d’information à jour, de se sentir brimées dans leur liberté et de perdre la face dans leur rôle d’expert.

CONCLUSION
Comme nous avons pu le découvrir, il existe au sein des équipes de travail différentes personnalités avec des besoins de réalisations, des traits de caractère, des méthodes de travail, des sources de stress et des sensibilités différentes face aux marques de reconnaissance. Il est important de noter qu’il existe des degrés d’affinité différents entre ces profils. Il en découle donc trois types de relation possibles : la complicité, la complémentarité et le risque de turbulence.
Le gestionnaire doit savoir reconnaitre en chaque membre de son équipe les traits de personnalité et tenir compte de ces profils pour constituer des équipes motivées,
performantes, engagées et qui ont du plaisir au travail.

|Entreprises| Les programmes de reconnaissance en entreprise : Une stratégie de rétention des collaborateurs

L’engagement des employés figure aujourd’hui parmi les plus grands enjeux stratégiques des organisations partout dans le monde. Et pour cause, il est reconnu que des employés mobilisés et engagés ont un meilleur rendement et sont plus productifs. C’est une des raisons pour lesquelles 89% des entreprises au Canada et aux États-Unis avaient un programme de reconnaissance en 2015 selon une étude[1] menée par WorldatWork sur plus de 415 entreprises.

Par ailleurs, une autre étude[2] menée par l’Université Laval au Canada montre que la 2ième cause de maladie mentale en milieu de travail est le manque de reconnaissance, tout juste après la surcharge de travail. C’est dire combien le sujet est important pour les individus mais également pour les organisations.

Bien que certaines cultures ne pratiquent pas la reconnaissance, prenant pour argument que le salaire donné à l’employé est l’ultime reconnaissance que ce dernier peut recevoir, il convient de réfléchir aujourd’hui aux conséquences d’un manque de reconnaissance des collaborateurs sur l’ensemble de notre société.

Mais qu’entend-on concrètement par la reconnaissance des employés ?

La reconnaissance des employés est une pratique de gestion qui consiste à souligner publiquement la contribution des collaborateurs au succès de l’entreprise, en leur offrant des récompenses monétaires ou non monétaires.

Elle constitue une composante déterminante de l’engagement des collaborateurs, ce qui en bout de ligne se traduit par une meilleure compétitivité et performance de l’entreprise.

On comprend donc pourquoi nombreuses sont les entreprises qui ne ménagent aucun effort pour innover en matière de programmes de reconnaissance des employés, quand on sait qu’il existe aujourd’hui une véritable guerre des talents dans certains domaines très concurrentiels tels que le secteur bancaire, les télécoms, les mines et pétrole, l’hôtellerie etc.

Pourquoi mettre en place un programme de reconnaissance en entreprise ?

Comme mentionné plus tôt, l’instauration d’un programme de reconnaissance a pour objectif final d’encourager les employés à donner le meilleur d’eux-mêmes pour l’atteinte d’objectifs stratégiques et de résultats tels que : l’augmentation des ventes, la loyauté et fidélité des clients etc.

De façon plus spécifique, le sondage mené par WorldAtWork a permis d’identifier plusieurs raisons pour lesquelles les entreprises mettent en place des programmes de reconnaissance. Les raisons les plus citées sont :

  • Créer un environnement de travail positif 80 %
  • Motiver les employés à améliorer leur rendement 75 %
  • Promouvoir l’adoption de meilleurs comportements             75 %
  • Améliorer le moral ou le climat de travail 71 %
  • Soutenir la stratégie et les valeurs organisationnelles 66 %
  • Améliorer la fidélisation, réduire le roulement 51 %

Comment mettre en place un programme de reconnaissance dans l’organisation ?

Afin de mettre en œuvre un programme de reconnaissance, l’entreprise doit analyser trois facteurs :

1- Pourquoi souhaite-t-on créer un programme de reconnaissance ?

Il s’agit de déterminer ce que l’on souhaite récompenser par l’instauration de ces programmes : les bons comportements, la qualité du travail, le dévouement et les efforts fournis par les employés au quotidien ou dans une période spécifique etc.

2- Sous quelle forme l’on veut reconnaitre les employés ?

Il est question ici de définir si la reconnaissance va se faire de façon individuelle ou collective, à quelle fréquence et si cela va se faire par des récompenses monétaires ou non monétaires, selon le budget disponible.

3- Quel type de reconnaissance souhaite-t-on adopter ?

La reconnaissance formelle : elle est officielle et planifiée, selon les normes et la procédure établie par l’entreprise. Généralement ce type de reconnaissance est accompagné d’une récompense monétaire et entraîne donc des coûts pour la compagnie.

Exemple : Programme « Employé du mois », Prix d’excellence, Reconnaissance des années de service (ancienneté)

Les récompenses les plus utilisées dans ce type de programmes sont : les carte-cadeaux, les laisser-passer, les trophées, les bonus et primes de performance, les lots en nature etc.

La reconnaissance informelle : elle est plus spontanée que le 1er type, s’inscrit dans le quotidien, moins officielle mais tout aussi importante pour l’employé qui reçoit la reconnaissance. Ce type de reconnaissance est souvent associé à des récompenses non monétaires.

Exemple : Dire merci pour le bon travail accompli, Offrir le petit déjeuner, Demander à un employé qui réalise un projet de venir le présenter lui-même au comité de direction, offrir des mini-congés après une collaboration exceptionnelle à un projet etc.

Finalement, pour assurer le succès des programmes de reconnaissance, l’entreprise doit en faire la communication en interne afin de stimuler les employés et leur permettre de s’en prévaloir. Cela a pour répercussion de créer une saine émulation au sein des équipes

Conclusion

Comme on l’a vu, les programmes de reconnaissance sont variés mais doivent conserver leur caractère symbolique en tout temps. Ils revêtent une grande importance sur le moral des employés mais aussi sur la performance de l’entreprise.

[1] https://www.worldatwork.org/adimLink?id=78679

[2] http://www.cgsst.com/stock/fra/doc330-1065.pdf

Le défi du premier emploi

Trouver un 1er emploi est toujours un défi, surtout quand on a plusieurs diplômes.
Je donne des astuces à Karim. Cet article a été préalablement publé sur le site Akwabanwork avec lequel je suis en collaboration.
« Bonjour Mme Ballou,
J’ai terminé mes études il y a 2 ans, après l’obtention de mon MBA qui a suivi celle d’un bachelor en marketing. Malheureusement, au cours des 2 dernières années je n’ai pu décrocher que de petits boulots ( livraison, vendeur en magasins etc…). Aujourd’hui j’ai l’impression de perdre mon temps professionellement et je voudrai rentrer en Cote d’Ivoire. Ma question est donc la suivante: Comment trouver une opportunité pour valoriser mes diplômes quand toutes celles que je peux mettre sur mon CV ne sont pas adaptées à mon choix de carrière? Est-il préférable à l’avenir de ne pas considérer ces petits boulots pour garantir l’obtention d’une bonne opportunité?
Merci,
Karim« 
Bonjour Karim,
Généralement un MBA devrait se faire après quelques années d’expérience. D’ailleurs plusieurs grandes universités exigent au moins 3 ans d’expérience professionnelle aux candidats à leurs MBA parce qu’un tel diplôme demande d’avoir une bonne compréhension des enjeux organisationnels.
Au vu de ce que vous expliquez et pour vous aider à mettre en valeur vos expériences et décrocher un premier emploi dans votre domaine, je vous donnerai 4 conseils:
1) Faire un CV par compétences :
Contrairement au CV chronologique qui décrit vos emplois selon les dates, le CV par compétences lui, met l’accent sur les compétences que vous avez développées au cours de vos emplois/stages/études.
En gros pour bien faire votre CV par compétences, posez-vous la question suivante: « Qu’est ce que je SAIS faire? » Dans les emplois que vous avez eus jusque là, vous avez surement développé des compétences qui peuvent être utiles dans un emploi en marketing. Par exemple en tant que vendeur en magasin vous avez sûrement développé la capacité de bien cibler les besoins des clients, convaincre le client, faire la promotion des produits, négocier les meilleures offres gagnant-gagnant etc. Et ce sont là des compétences recherchées dans plusieurs postes en marketing autant en PME qu’en multinationale.
Pour trouver les compétences requises dans votre domaine, analysez plusieurs offres d’emploi en consultant les sites de recherche d’emploi ou en allant directement sur les sites des entreprises qui vous intéressent.
2) Développer votre réseau et être visible:
Je ne sais pas comment vous avez fait votre recherche jusque là mais une chose à considérer et qui est très importante, c’est de bâtir votre réseau de contacts. Saviez-vous que seulement 20% à 30% des emplois disponibles sont affichés ? Cela signifie que la majorité des postes sont comblés via les réseaux, par le bouche à oreille. Vous devriez donc passer suffisamment de temps dans votre recherche d’emploi à intégrer les réseaux pertinents dans votre domaine. Vous devez également être visible sur LinkedIn qui est le réseau professionnel le plus fréquenté par les recruteurs. Rejoignez des groupes  et associations professionnelles, participez aux activités, faites des suivis, entretenez les liens avec vos nouveaux contacts, soyez généreux de votre temps et vos compétences, et surtout informez votre réseau que vous êtes en recherche d’emploi en leur expliquant clairement ce que vous recherchez afin qu’ils se souviennent de vous si l’occasion se présente.
3) Soyez proactif et audacieux
Puisque vous n’avez pas encore d’expérience dans votre domaine, ne négligez aucune occasion de vous faire la main et acquérir une première expérience pertinente, même en tant que bénévole. N’hésitez pas à aller vers les entreprises qui vous intéressent même s’il n’y a pas de poste disponible. Proposez-leur par exemple de venir quelques jours par semaine pour vous exercer, mettez votre temps à leur disposition, acceptez de commencer au bas de l’échelle s’il le faut. Les employeurs sont beaucoup plus réceptifs que l’on ne croit face aux personnes déterminées et audiacieuses. À compétences égales entre 2 personnes, la préférence ira à celui qui démontre sa motivation, qui est capable de se retrousser les manches et qui est motivé. Sortez des sentiers battus, tant au niveau de votre façon de rechercher l’emploi mais aussi dans votre façon de vous présenter aux employeurs. Adoptez l’attitude de service et vous trouverez rapidement quelque chose. Vous pourrez parrallèlement démontrer votre expertise par exemple en publiant des articles, en offrant des conseils aux entreprises gratuitement. Il ne faut pas oublier que les entreprises embauchent des personnes qui peuvent leur peuvent résoudre des problèmes et qui sont compétentes.
4) intégrez des programmes « graduate » 
De nombreuses grandes entreprises offrent encore aujourd’hui des programmes graduate c’est-à-dire des programmes de recrutement de diplômés comme vous ayant peu d’expérience professionnelle. Ces nouvelles recrues sont alors formées en rotation pendant 2 ans sur plusieurs métiers de la compagnie avant de se voir offrir un poste. Ce sont de très bons programmes qui vous donnent la possibilité de faire vos marques tout en étant dans un environnement d’apprentissage, avec plusieurs personnes de votre niveau. Je crois que certaines entreprises comme Unilever, MTN, Vivo Energy, La Banque Africaine de Développement, La Banque Ouest-Africaine de Développement, pour ne citer que celles-ci offrent ce genre de programmes. Il faudra surveiller leurs sites pour les appels à candidatures annuels.
Voilà ce que je peux vous conseiller pour vous aider à décrocher un premier poste dans votre domaine d’étude.
Pour finir, sachez qu’aucune expérience n’est mauvaise en soi, il faut simplement qu’elle s’inscrive dans un plan de carrière préalablement établi et que vous appreniez désormais à accepter les offres d’emploi pour les compétences et les opportunités qu’elles vous offrent pour la suite de votre carrière.

Entreprendre ou être salarié?

Je reçois tous les mois des questions de professionnels sur leur carrière et j’y réponds. Cette fois-ci j’aborde un sujet recurrent, une préoccupation d’un/une lecteur(rice) du site Akwabanwork avec lequel je suis en collaboration. J’ai jugé bon de vous partager ma réponse.

Quel est votre avis sur la question?

 

Bonjour Madame Ballou,

Entreprendre ou Travailler ? Pourquoi l’un ou l’autre


Ma réponse:

 

Bonjour,

 

C’est une excellente question sur laquelle j’ai eu le plaisir de débattre il y a environ un mois lors d’une conférence que j’ai animée à l’Université d’Abidjan. Le thème était: « quelle carrière pour la jeunesse face aux défis de l’emploi »

J’ai d’entrée de jeu présenté les avantages et inconvénients de chaque statut (salarié ou entrepreneur), puis j’ai demandé aux étudiants présents quel serait leur choix après la fin de leurs études. La majorité d’entre eux m’a répondu qu’ils préféraient être entrepreneurs. Ils ont cité plusieurs raisons mais parmi les plus populaires, j’ai noté les suivantes:  « je veux gagner plus »; « je veux être mon propre boss »; « quand tu travailles pour quelqu’un tu es exploité » etc.

 

Pour ma part, ayant expérimenté les deux (salariat et entrepreneuriat) et après avoir discuté avec plusieurs salariés et entrepreneurs dans le cadre de mon travail, j’ai un discours différent. 

 

Pourquoi entreprendre ou travailler pour quelqu’un, vous demandez-vous? 

Quelque soit votre choix, la raison première devrait être pour répondre à un besoin et apporter une valeur ajoutée à la personne qui vous paye, que ce soit un client ou un patron.

 

Pour moi c’est cela la base. On ne devrait pas rentrer dans l’entrepreneuriat d’abord pour toutes les raisons citées par les étudiants. De la même façon, lorsqu’on va travailler comme salarié dans une entreprise, ce n’est pas d’abord pour recevoir un chèque de paie à la fin du mois. Si vous souhaitez réussir dans l’un ou l’autre, vous devriez vous demander à quels besoins vous répondez (pourquoi on vous rémunère) et comment vous pouvez y répondre le mieux possible, en utilisant vos talents, vos idées, vos diplômes et formations, vos compétences, vos expériences etc. 

 

Il faut également savoir que chaque statut a ses propres exigences et les attentes ne sont pas les mêmes. 

 

Avez-vous la personnalité, les compétences, une bonne idée d’affaires et un capital pour démarrer et développer une entreprise adéquatement?

 

À l’opposé, savez-vous mettre à profit vos atouts professionnels au service d’une entreprise déjà existante? 

 

Êtes-vous à l’aise dans un poste où vous devez rendre compte à un supérieur? où vous n’êtes pas « le patron » qui a le dernier mot? 

 

Êtes-vous capable d’être polyvalent et porter plusieurs chapeaux à la fois ou préférez-vous être spécialisé dans votre domaine?

 

Préférez-vous la stabilité d’un salaire ou êtes-vous à l’aise avec la fluctuation de vos revenus d’un mois à l’autre?

 

Savez-vous mobiliser une équipe pour atteindre un objectif et rassembler des personnes autour d’une vision? 

 

Savez-vous vendre vos idées et gagner de l’argent?

 

Il y a autant de questions à se poser avant de choisir. Il faut toutefois savoir qu’il n’y pas un statut meilleur que l’autre dans l’absolu, l’essentiel étant d’être à l’aise avec l’option choisie en fonction de vos objectifs.

 

Je ne sais pas où vous en êtes dans votre parcours professionnel mais si vous hésitez, essayez l’un et l’autre pour vous faire votre propre idée et décider si vous êtes meilleur en tant que salarié ou entrepreneur. Des tests de personnalité et d’orientation peuvent également vous y aider. Et pourquoi ne pas faire les deux simultanément comme bien des gens?

 

Dans tous les cas, retenez que vous devez toujours chercher à répondre à un besoin et faire ce dans quoi vous êtes le meilleur pour avoir du succès!

 

Bonne chance!

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